Comment bien choisir sa plateforme de crowdfunding immobilier ?

Le crowdfunding immobilier est un secteur florissant qui connait une forte croissance avec une augmentation d’au moins 80% des fonds collectés ces 3 dernières années. En 2018, le crowdfunding immobilier représentait la plus grosse part du marché du crowdfunding : 32% de part de marché, contre 19% pour le crowdfunding de commerces et services et 16% pour le crowdfunding technologique et numérique [1].  Selon le baromètre du crowdfunding immobilier en France ce sont 32 plateformes en ligne qui ont permis de lever 185 millions d’euros pour 344 projets [2] en 2018.
Ce marché qui a encore de belles années devant lui, séduit de plus en plus d’investisseurs. Mais comment bien choisir sa plateforme de crowdfunding immobilier ?

Avant tout, petite piqûre de rappel sur ce qu’est le crowdfunding immobilier. C’est une forme de placement consistant à financer les fonds propres nécessaires à la réalisation d’un programme de construction en faisant appel à une multitude d’investisseurs, particuliers ou entreprises, avec une durée et un rendement fixes. Le processus en crowdfunding est totalement digitalisé grâce à des plateformes en ligne jouant le rôle d’intermédiaire entre l’investisseur et le promoteur immobilier. Sélection des projets immobiliers en fonction de leur viabilité, gestion de l’argent des investisseurs, gestion administrative, remboursement… la plateforme accompagne et s’assure du bon déroulé de chaque placement. Son rôle étant crucial, il est important de bien choisir sa plateforme de crowdfunding immobilier.

Quelques éléments à prendre en compte pour choisir sa plateforme d’investissement participatif :

1. Vérifier que la plateforme soit régulée

Une autorisation est délivrée par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) ou l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR). Deux manières de s’en assurer :

  • Vérifier sur le site si le macaron de la Marianne est présent.
  • Chercher si la plateforme est immatriculée sur le site du Registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance pour les plateformes régulées par l’AMF : https://www.orias.fr/web/guest/search/

2. Établir un premier contact

Il s’agit de savoir qui se cache derrière la plateforme et si la communication est facile. Consulter la présentation de l’équipe, le profil des dirigeants mais aussi des analystes qui étudient les dossiers que la plateforme présente ou non aux investisseurs. Regardez également si le site favorise la prise de contact : s’il y a un numéro de téléphone valide, un formulaire de contact, un chat en ligne… et prendre en compte le délai de réponse et la précision de celle-ci.
L’association Financement Participatif France (FPF) veille à harmoniser les bonnes pratiques des plateformes pour que les investisseurs puissent s’y retrouver. Elle travaille également sur l’éthique des acteurs du crowdfunding afin d’instaurer une déontologie dans ces métiers relativement récents.

3. Regarder le processus de sélection des projets

L’AMF et l’ACPR imposent qu’il soit affiché sur le site.
Un bon processus allie à la fois une analyse interne et une contre-expertise indépendante par des professionnels de l’immobilier spécialisés dans une typologie de bien. Par exemple, pour chaque étude de projet, la plateforme Fundimmo fait appel à un comité consultatif indépendant composé de 6 professionnels.

4. Consulter ce qui constitue l’historique de la plateforme 

La page statistique est également obligatoire. La plateforme se doit d’être transparente en affichant ses indicateurs clés de performance.

5. Privilégier les plateformes spécialisées

Sur les 32 plateformes proposant du crowdfunding immobilier, certaines sont des plateformes généralistes qui proposent aussi d’investir dans l’environnement, le numérique, la santé…  
Il est toujours conseillé de diversifier ses investissements, ce qui est applicable au crowdfunding immobilier. Et pour ce faire, choisir un site spécialisé est judicieux puisqu’il proposera un large panel de projets avec des localisations, des typologies de biens et des porteurs de projets différents. Il est donc plus pertinent de s’orienter vers des sites ayant une expertise et une spécialisation dans le domaine de l’immobilier.

6. Le suivi du projet

Se renseigner sur ce qui est mis en place pour informer les investisseurs de l’avancée du projet : avancement des travaux, commercialisation… En effet, une fois les fonds levés,  il peut se passer entre 12 et 24 mois avant le remboursement. Il est important pour l’investisseur d’avoir des nouvelles régulières de son placement. Les plateformes peuvent instaurer un reporting, par mail, via des articles sur leur site, sur le compte personnel de l’investisseur…
Vous pourrez trouver ces informations dans la FAQ ou dans la rubrique processus.

7. Pour aller plus loin : créer un compte

Pour en savoir plus, vous pouvez créer un compte personnel sur la plateforme qui vous permettra d’accéder à plus d’informations sur les projets : analyse sur la localisation, planning de l’opération, éléments sur la pré-commercialisation, les contrats signés, bilan de l’opération… Plus il y a de documentation, plus cela est rassurant.

Si le risque zéro n’existe pas en investissement, il est possible de choisir une plateforme sérieuse qui gèrera votre argent.  Le maître-mot d’une bonne plateforme est la transparence : l’investisseur doit pouvoir avoir confiance et communiquer aisément avec.

N’hésitez pas à visiter notre site et à nous contacter si vous avez des questions à investisseurs@fundimmo.com.


[1] Baromètre le crowdfunding en France 2018 – KPMG https://financeparticipative.org/wp-content/uploads/2019/01/Barom%C3%A8tre-du-crowdfunding-KPMG-et-FPF-%C3%A9dition-2018.pdf

[2] Baromètre du crowdfunding immobilier en France – Fundimmo et Hellocrowdfunding

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