Réglementation environnementale 2020

La réglementation environnementale 2020 (RE 2020) est une norme qui a pour but de réduire l’empreinte carbone des bâtiments neufs en minimisant et en améliorant leurs performances à chaque étape de l’acte de construction. L’objectif concret de la réglementation environnementale 2020 est la lutte contre le réchauffement climatique. Pour cela, elle va s’appuyer sur deux axes. Tout d’abord l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments neufs pour aller vers une généralisation des constructions « à énergie positive ». Ensuite, la réduction de l’empreinte carbone des bâtiments, tout au long de leur cycle de vie, depuis leur conception jusqu’à leur démolition.

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Amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments

L’instauration de la réglementation thermique 2012 (RT 2012) avait introduit la notion d’exigence de résultat. La future réglementation devait encore augmenter cette exigence. La loi ELAN de 2018 est venue ajouter la notion d’empreinte carbone. C’est à cette occasion que la réglementation est devenue « environnementale ».

Pour qu’il y ait une entente entre le législateur et le monde de la construction, une phase d’expérimentation a été lancée en créant un label : E+C-. Un travail sur l’énergie consommée dans le bâtiment est réalisé et le référentiel du bilan BEPOS est utilisé. Le résultat de ce bilan BEPOS définit le grade ENERGIE du bâtiment. Atteindre un bon niveau ENERGIE ne peut se faire qu’en ayant recours aux énergies renouvelables, à la récupération d’énergie, à l’amélioration de sa gestion et en produisant de l’énergie. Ensuite, un travail sur la diminution de l’empreinte carbone du bâtiment sur son cycle de vie complet est réalisé. Chaque matériau se verra ainsi attribuer une note en fonction de son impact environnemental.

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Amélioration de la performance environnementale des bâtiments

L’impact environnemental des bâtiments doit être réduit tout au long de leur cycle de vie. Pour cela, 4 familles de contributeurs de gaz à effet de serre sont analysées sur tout le cycle de vie du bâtiment. Ce dernier est estimé à environ 50 ans et comprend la production, la construction, l’exploitation et la démolition. Les contributeurs de gaz à effet de serre sont divers et variés. Il y a les produits de construction et équipements, la pollution créée sur le chantier, la consommation d’énergie, la consommation d’eau, etc. Les résultats seront exprimés par kg de CO2/m² de surface de plancher. 

Les indicateurs environnementaux sont déterminés pour chacune des étapes du cycle de vie d’un bâtiment. Ils sont décomposés en quatre contributeurs.

Source : Label E+C- et réglementation RE 2020 : l’ebook guide pratique

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Les implications globales pour les promoteurs

L’enjeu principal pour les promoteurs concerne le coût de production de ces nouveaux bâtiments. De nouveaux matériaux devront être utilisés et l’augmentation du recours aux énergies renouvelables sera inévitable. De plus, les enveloppes des bâtiments devront être améliorées et le sourcing des matériaux de construction sera à étudier de près. Enfin, des partis pris constructifs seront à trouver afin de satisfaire les exigences de la réglementation tout en proposant un résultat qui satisfasse l’utilisateur final. Le tout en maintenant un coût non-prohibitif permettant la commercialisation des programmes dans de bonnes conditions. Comme lors de chaque évolution de réglementation, le bâtiment sera moins énergivore. L’actif sera alors valorisé par rapport aux constructions antérieures.

S’imprégner dès aujourd’hui du label E+C- qui préfigure la future RE 2020 permet d’anticiper toutes les questions techniques liées à ces nombreux choix que les promoteurs devront opérer dès l’étape de la faisabilité de leurs opérations. Une montée en expérience et en compétence des bureaux d’études, des architectes, etc. devrait les aider dans ce sens.

Le temps imparti et le seuil semblent cependant difficilement atteignables pour les logements collectifs. En effet, ces derniers connaissent une consommation énergétique plus importante que les logements individuels. Selon la LCA-FFB (Les Constructeurs et Aménageurs de la Fédération Française du Bâtiment), les retours d’expérience montrent des difficultés à concilier les objectifs de performance énergétique et de réduction de l’empreinte carbone. Les logements collectifs auront-ils un seuil adapté ? Des précisions doivent être fournies d’ici à ce que la nouvelle réglementation entre en vigueur.

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